Sexual exploitation and abuse in the aid sector / L'exploitation et les abus sexuels dans le secteur humanitaire

Many of you will have seen media coverage of the report of the International Development Committee of the British House of Commons which found that “sexual exploitation and abuse are endemic among charities, UN peacekeepers and aid agencies.” Although media reports indicate that Canadian aid and development organizations were not implicated in these scandals, this report reflects poorly on our entire community.

The Canadian Association of International Development Professionals (CAIDP) takes the matter of sexual exploitation and abuse very seriously. It is unconscionable, harms already vulnerable people and betrays the trust of those who fund crucial development initiatives.  This behaviour undermines public support for international development, whether in the form of tax dollars that pay for bilateral programs and fund multilateral organizations like the UN, or in the form of personal donations given to help those in need.

The CAIDP Professional Code of Conduct, unanimously approved by members in AGM, states that “Members are specifically prohibited from any activity that would bring the profession of international development into disrepute, including but not limited to sexual harassment and sexual assault.”

In May of this year Minister of International Development Marie-Claude Bibeau issued a letter to Canadian development partners regarding the collective responsibility of all stakeholders working in international development to prevent and mitigate the risk of sexual exploitation and abuse.  The Minister offered the support of Global Affairs Canada to develop tools, guidelines to build capacity within the development sector to prevent sexual exploitation and abuse and provide support to victims where necessary.

Many CAIDP members shared the Minister’s letter with their employees and sub-contractors to reiterate the importance of those going overseas to abide by professional and ethical standards.

The report from the British House of Commons is a call to action for CAIDP members to reflect on what more we can do to strengthen existing policies, due diligence and safeguards to prevent exploitative behaviour and abuse by our employees and sub-contractors working in developing countries.  Some key questions to explore are:

  • What are good practice standards for preventing sexual exploitation and abuse in international development and for monitoring and taking strong action when it occurs? How can these be strengthened?
  • How can I learn how to address these problems as a professional or as an organization that fields international development workers?
  • What type of training and knowledge-sharing should there be on how to address this important but difficult issue?
  • How can we work with our members, Global Affairs Canada to ensure that the Canadian international development community is a model to the world in the prevention of sexual exploitation and abuse?

CAIDP is committed to being a leader of ethical development practices and the elimination of sexual exploitation and abuse.  We want to hear your experiences and thoughts on this crucial issue and how CAIDP can contribute leadership in addressing it.   Please contact Nicole Leguerrier (Nicole.leguerrier@caidp-rpcdi.ca) to provide us with your feedback.

Jean Lowry,

President

 

Beaucoup d'entre vous auront vu la couverture médiatique du rapport du Comité du développement international de la Chambre des communes britannique (version anglaise)  qui a conclu que «l'exploitation et les abus sexuels sont endémiques chez les organismes de bienfaisance, les casques bleus et les organismes d'aide». Bien que selon les médias les organisations de développement canadiennes n'ont pas été impliquées dans ces scandales, ce rapport jette une ombre sur l'ensemble de notre communauté.

Le Regroupement des professionnels canadiens en développement international (RPCDI) prend très au sérieux la question de l'exploitation et des abus sexuels. Cette question est en soi inadmissible, nuit aux personnes déjà vulnérables et trahit la confiance de celles et ceux qui financent des initiatives de développement cruciales. Ce comportement mine le soutien public au développement international, que ce soit sous la forme de fonds publics qui financent des programmes bilatéraux et des organisations multilatérales comme l'ONU, ou sous la forme de dons personnels destinés à aider les personnes dans le besoin.

Le Code de déontologie professionnelle du RPCDI, approuvé à l'unanimité par les membres de l'Assemblée Générale Annuelle, stipule que «les membres sont expressément interdits de toute activité qui discréditerait la profession du développement international, y compris, mais sans s'y limiter, le harcèlement sexuel et l'agression sexuelle».

En mai dernier, la ministre du Développement international, Marie-Claude Bibeau, a adressé une lettre aux partenaires canadiens du développement concernant la responsabilité collective de tous les intervenants du développement international de prévenir et d'atténuer les risques d'exploitation et d'abus sexuels. La ministre a offert le soutien d'Affaires mondiales Canada pour élaborer des outils et des lignes directrices visant à renforcer les capacités du secteur du développement afin de prévenir l'exploitation et les abus sexuels et de fournir un soutien aux victimes, au besoin.

Plusieurs membres du RPCDI ont partagé la lettre du ministre avec leurs employés et sous-traitants pour réitérer l'obligation pour celles et ceux qui se rendent à l'étranger de se conformer aux normes professionnelles et éthiques.

Le rapport de la Chambre des communes britannique invite les membres du RPCDI à réfléchir sur les façons de renforcer les politiques existantes, la diligence raisonnable et les garanties visant à prévenir le comportement abusif et les abus sexuels de la part de nos employés et sous-traitants travaillant dans les pays en développement. Il reste certaines questions-clés à explorer, dont:

  • Quelles sont les bonnes pratiques pour prévenir l'exploitation et les abus sexuels dans le développement international et pour assurer le suivi et prendre des mesures énergiques quand elles se produisent? Comment peuvent-elles être renforcées?
  • Comment puis-je apprendre à aborder ces problèmes en tant que professionnel ou en tant qu'organisation qui envoie sur le terrain du personnel de développement international?
  • Quel type de formation et de partage des connaissances devrait-il y avoir quant à la façon de traiter ce problème important mais difficile?
  • Comment pouvons-nous travailler avec nos membres et Affaires mondiales Canada pour faire en sorte que la communauté canadienne du développement international devienne un modèle pour la prévention de l'exploitation et des abus sexuels dans le monde?

Le RPCDI s'est engagé à être un chef de file eu égard aux pratiques de développement éthique et l'élimination de l'exploitation et des abus sexuels. Nous voulons entendre vos expériences et vos réflexions sur cette question cruciale et sur la façon dont le RPCDI peut contribuer à la résolution de ce problème. Veuillez communiquer avec Nicole Leguerrier (Nicole.leguerrier@caidp-rpcdi.ca) pour nous faire part de vos commentaires.

Jean Lowry,

Présidente

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